La seconde présidence de Trump vit à l’heure de Game of Thrones. Un vent froid d’hiver souffle, chargé de tarifs douaniers, de menaces et de chantage. La stratégie : fermeture du marché intérieur pour obtenir des concessions. Sans doute une victoire à court terme. À long terme, un risque que l’Union européenne et la Chine s’en détournent pour naviguer vers d’autres eaux.
15 pays d’Asie de l’Est viennent de signer le plus grand accord commercial au monde. Il n’est pas ambitieux et ne bouleversera pas la réalité du commerce mondial, mais il cimente l’intégration commerciale de la zone et met les États-Unis au défi des ambitions qu’ils y affichent. Article paru dans The Conversation le 19 novembre 2020.
Nos simulations de l’impact commercial du Brexit suggèrent que l’Irlande en serait le principal perdant dans l’UE, pour les produits industriels comme pour les agricoles. Pour l’UE dans son ensemble, la viande rouge et les produits laitiers sont les produits agricoles plus touchés.
Au-delà des volumes exportés (très élevés pour l’automobile et la chimie), le niveau des barrières commerciales potentielles détermine également l’enjeu sectoriel des négociations du Brexit. A cette aune, les produits agricoles sont parmi les plus exposés.
L’UE a ouvert le processus de négociation d’un accord de libre échange avec l’Australie et la Nouvelle Zélande. Cet accord permettrait de compenser les effets négatifs que pourrait avoir pour l’Europe l’accord Trans-Pacifique (TPP), en cours de ratification.
L’Union européenne (UE) a lancé fin 2015 des négociations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, deux des rares membres de l’OMC à qui elle n’accorde pas un accès préférentiel à son marché. Quels en sont les enjeux pour l’Europe ?
L’impact du Partenariat transpacifique sur l’UE sera tout à fait marginal au niveau macroéconomique. Mais, au niveau sectoriel, certaines catégories d’exportations pourraient être touchées, notamment l’automobile sur les marchés de l’ASEAN et de l’Océanie, et les viandes blanches au Japon.
Un des objectifs du TPP est la réduction ou la suppression des droits de douane entre ses membres. Cependant, de nombreux accords commerciaux existent déjà entre les pays concernés, avec beaucoup de droits déjà nuls. Malgré tout, supprimer ceux qui restent, dans ces secteurs potentiellement sensibles, est ambitieux.
Les différences de qualité apparaissent comme une évidence pour certains produits agricoles comme le vin, moins pour d’autres comme l’eau minérale. Les prix des échanges internationaux varient pourtant significativement selon les partenaires pour l’ensemble des produits agricoles.